On commémore aujourd’hui le 14ème anniversaire de l’assassinat du président Boudiaf.
C’était un 29 juin 1992, lors d’une conférence des cadres qu’il tenait dans la ville d’Annaba. Au moment où il parlait dans un langage très algérien, de derrière les rideaux de la tribune, un sous-lieutenant du groupe d’intervention spécial (GIS), Lambarek Boumaarafi, jeta une grenade sur scène puis tira une rafale sur le président Boudiaf qui fut touché mortellement. Six mois plus tôt et dès son entrée en fonction, il avait surpris l’opinion publique en proclamant sa ferme intention de combattre tout à la fois l’intégrisme islamiste et la corruption de l’appareil d’Etat. Son projet politique de rupture avec l’ancien système de parti unique sclérosé par l’usure du pouvoir et de constitution d’un Rassemblement patriotique national l’avait fait qualifier de «communiste déguisé» par les intégristes du FIS dissous.
Quatorze ans plus tard, au cours de cette semaine et à l’initiative de la Fondation Mohamed Boudiaf, une conférence a été organisée au centre de presse d’El Moudjahid, sur le parcours d’un grand militant de la cause nationale intitulée «Mohamed Boudiaf, un homme, un révolutionnaire, un juste». Un dernier mot : "C’est un homme politique et plus encore un révolutionnaire qui a donné le maximum pour son pays... Son sacrifice a été immense" C’est suffisant pour les grands hommes.







